« Yu Nishimura. Toward a Sea »
«
Hélène Fauquet. Vivresse »
Du 21 octobre au 3 janvier 2027
«
Mungo Thomson. Monument »
DU 21 octobre au 29 novembre 2026
Lafayette Anticipations

Contemplation et immobilité ne peuvent qu’être suivies d’un retour du mouvement : cette énergie est explorée par les trois artistes exposé·e·s chez Lafayette Anticipations. Le peintre japonais Yu Nishimura invite à une balade sous les mers, aux côtés de créatures humaines, animales, végétales, minérales. L’artiste française Hélène Fauquet utilise le coquillage, à la fois animal, artefact, objet de collection, création organique, pour créer un accès au symbolique. Le polymathe Mungo Thomson apporte la pièce finale à ce puzzle complexe : ses œuvres évoquent la rapidité et la compression de nos vies contemporaines, au détriment du décoratif, du sacré, du monumental.

« Andy Warhol. La ligne et l’image »
Jusqu’au 10 janvier 2027
Musée du Luxembourg

Le musée du Luxembourg propose de découvrir les fondements de l’œuvre d’Andy Warhol, Son œuvre dessinée, développée tout au long de sa carrière, est présentée en cinq sections. Celles-ci comprennent des œuvres témoignant de ses débuts comme illustrateur publicitaire, de son amour de l’écriture, de sa passion pour les visages et les masques, jusqu’à son iconographie gay longtemps cachée, et ses réflexions sur la finitude.

« Stan Douglas - Parallax »
Du 20 octobre au 10 janvier 2027
Jeu de Paume

La parallaxe désigne l’impact de l’emplacement de l’observateur·rice sur ce qu’il va observer. Cet effet d’optique décrit avec justesse le travail du photographe canadien né en 1960 Stan Douglas : depuis près de 40 ans, l’artiste interroge nos perceptions de l’histoire à travers de méticuleuses reconstitutions. Ses compositions, à la manière d’une peinture ou d’un tableau théâtral, racontent mille histoires à celui·celle qui veut bien les entendre, mais avec un fil conducteur : aucun récit n’est simple, unilatéral ou achevé.

« Cezanne et nous »
Jusqu’au 17 janvier 2027
Grand Palais / Centre Pompidou

Alors que le statut de père de l’art moderne de Cezanne reste un sujet de discussion dans l’histoire de l’art, son influence sur les artistes du 20e siècle reste indéniable. Le Centre Pompidou et le Grand Palais rassemblent Cezanne, et celles et ceux qui se sont revendiqué·e·s comme ses héritier·ère·s (parmi lesquel·le·s Joan Mitchell, Bridget Riley, Henri Matisse ou encore Piet Mondrian), dans un parcours de près de 180 œuvres.

« Eva Gonzalès. Parcours d’une artiste libre »
Jusqu’au 24 janvier 2027
« Visionnaires. Carte blanche à Prune Nourry. »
Du 20 octobre au 24 janvier 2027
Petit Palais

Les oubliées de l’histoire de l’art s’invitent au Petit Palais cet automne. L’artiste Eva Gonzalès (1847-1883), longuement réduite à son rôle d’élève de Manet et de muse impressionniste, fait enfin l’objet d’une grande rétrospective. Issue du microcosme bourgeois, artistique et littéraire, la peintre parisienne a posé son regard sensible sur le quotidien des femmes de sa condition. L’artiste contemporaine Prune Nourry, invitée de la carte blanche annuelle, complète ce récit en disséminant à travers le musée les sculptures de 18 femmes visionnaires, sculptrices, elles aussi laissées dans l’ombre par l’histoire. Les sculptrices Hélène Bertaux et Jane Poupelet, l’écrivaine Consuelo de Saint-Exupéry, ou encore l’actrice Sarah Bernhardt sont à rencontrer dans les collections du Petit Palais.

« Kerry James Marshall - The Histories »
« Simone Fattal - Des villes au fond d’un lac »
Jusqu’au 24 janvier 2027
Prix Marcel Duchamp 2026
Jusqu’au 7 février 2027
Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Première exposition hexagonale pour Kerry James Marshall. Principalement peintre, l’artiste américain a aussi exploré la sculpture, la gravure et le dessin. Son travail lie différents thèmes de l’histoire afro-américaine, du Black Power à l’afrofuturisme, héroïsant les figures noires, y compris lorsqu’elles traversent la banalité du quotidien. La Libano-Étasunienne Simone Fattal, parisienne d’adoption, déploie elle aussi son œuvre polymorphe, trop peu montrée – et jamais dans un musée parisien. Enfin, les nommé·e·s du prix Marcel Duchamp 2026 s’installent au sein des collections du MAM (accessibles gratuitement) : Joël Andrianomearisoa, le duo Brognon Rollin, Laura Henno, et Josèfa Ntjam. Rendez-vous le 22 octobre pour découvrir le nom du·de la lauréat·e, qui bénéficiera du célèbre dispositif d’accompagnement créé en 2000.

« Monet, peindre le temps »
Jusqu’au 25 janvier 2027
Vija Celmins
Jusqu’au 15 février 2027
Musée de l’Orangerie

L’année 2026 marque le centenaire de la disparition du célèbre peintre impressionniste, l’occasion pour le musée de l’Orangerie de proposer une exposition centrée sur le rapport au temps de Monet. L’artiste étasunienne d’origine lettone Vija Celmins est l’invitée contemporaine de la saison. Son travail centré sur les surfaces crée des images plongeant dans l’infini, faisant perdre tout repère : les visiteur·euse·s pourront s’immerger dans les océans, les déserts et les ciels nocturnes sans fin comme dans l’étang des Nymphéas.

« Zurbarán, 1598-1664 »
«
Sculpter la couleur - Chefs-d’œuvre du Musée national de sculpture, Valladolid »
Jusqu’au 25 janvier 2027
Musée du Louvre

Saison espagnole au Louvre : l’œuvre de Francisco de Zurbarán est à (re)découvrir, aux côtés d’une exposition consacrée à la sculpture espagnole de la même époque, le 17e siècle. Aujourd’hui aussi célèbre que ses compatriotes Diego Velàzquez et Bartolomé Esteban Murillo, Zurbarán a été progressivement reconnu au cours du 20e siècle, se distinguant par son naturalisme hors norme, ses volumes simplifiés et sa maîtrise de la couleur. Certains des chefs-d’œuvre issus du musée de la sculpture de Valladolid n’ont jamais été montrés en France : c’est le cas du Paso del Camino del Calvario (1614) et du Santísimo Cristo de la Luz (1630), de Gregorio Fernández (1576-1636), des sculptures grandeur nature dont la présence crée une expérience mystique.

« Mary Cassatt - L’indépendante »
Jusqu’au 31 janvier 2027
« Jenny Holzer – J’ai vu »
Jusqu’au 21 février 2027
Musée d’Orsay

L’Étasunienne Mary Cassatt (1844-1926) fut l’un des piliers du groupe impressionniste. L’artiste a passé l’essentiel de sa vie à Paris, tout en revendiquant ses origines. En quête d’indépendance dans tous les sens du terme, l’artiste réussit à s’imposer comme peintre professionnelle dans un milieu dominé par les hommes. Sur la façade du musée d’Orsay, sa compatriote Jenny Holzer née en 1950, connue pour ses Truisms et sa verve caustique, projettera des fragments de textes puisés dans les collections du musée, en français. D’autres de ses œuvres sont à découvrir à travers les salles de l’ancienne gare d’Orsay.

« Kurt Schwitters. Le chaos-monde 1918-1948 »
Jusqu’au 7 février 2027
Musée Picasso-Paris

L’Allemand Kurt Schwitters, dadaïste et figure du constructivisme et de l’abstraction, n’a pas été montré en France depuis près de 30 ans. Plus de 300 œuvres et documents proposent une immersion dans son univers, tout en mettant en lumière ses liens avec l’œuvre de Pablo Picasso, féru d’expérimentation.

« Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle »
Jusqu’au 14 février 2027
Palais Galliera

Beaucoup connaissent George Sand non seulement pour sa prolifique création littéraire, mais aussi pour son statut d’icône féministe et de femme libre avant l’heure, qui portait des vêtements masculins dès le début du 19e siècle. « Un vestiaire à soi » révèle l’histoire encore largement méconnue du « travestissement » – tel qu’on le nommait –, ou l’appropriation des vêtements masculins par les femmes à cette époque. Ce chapitre est pourtant clé dans l’histoire de la mode, et a ouvert un immense champ des possibles à une condition féminine corsetée.

« Ibrahim Mahama. Le temps des récoltes »
Du 22 octobre au 28 février 2027
Fondation Cartier pour l’art contemporain

La Fondation Cartier invite l’artiste ghanéen – médaliste des Art Basel Awards en 2025 – à présenter « Le Temps des récoltes », accompagné de neuf artistes et collectifs associé·e·s, pour composer une exposition d’une ampleur inédite, en résonance avec les centres d’art fondés à Tamale par Ibrahim Mahama. Ces espaces de création et de transmission locaux, qui ont la pédagogie en leur cœur, sont les héritiers des utopies culturelles et sociales des années 1950 et 1960, lors des indépendances africaines. « Le Temps des récoltes » propose de réactiver cet imaginaire, dans un moment de grands bouleversements politiques, sociaux, et environnementaux.

« Gustave Fayet, collectionneur – créateur. Icônes de l’art moderne »
Jusqu’au 8 mars 2027
Fondation Louis Vuitton

La Fondation Louis Vuitton poursuit sa série consacrée aux grand·e·s collectionneur·euse·s : après Sergueï Chtchoukine, Samuel Courtauld et les frères Morozov, c’est au tour de Gustave Fayet (1865-1925) de voir exposées non seulement sa collection, mais aussi son œuvre. Également artiste, créateur, entrepreneur, visionnaire, Gustave Fayet joua un rôle essentiel dans l’émergence de l’art moderne. L’exposition présente 250 œuvres de son extraordinaire collection dont des tableaux de Vincent van Gogh, d’Odilon Redon, de Paul Gauguin, de Berthe Morisot, de Pierre Bonnard et de Henri Matisse.

« Rafael Pavarotti, photographe »
Jusqu’au 2 mai 2027
Musée des Arts Décoratifs

Les modeux·euses le connaissent bien, mais plus sur papier glacé que sur les cimaises. Chromie impeccable, carnations ébène luisantes, silhouettes géométriques et stylisme pointu : ainsi se compose la signature visuelle du photographe de mode Rafael Pavarotti. Né au Brésil, dans l’État de Para dans la forêt amazonienne en 1993, il a trouvé sa voie très jeune, s’entraînant avec l’appareil de son père. Rafael Pavarotti n’attend pas d’avoir 30 ans pour signer séries mode et couvertures pour les magazines les plus prestigieux, tels Vogue, i-D ou Dazed, ou pour voir défiler devant son objectif des personnalités telles Naomi Campbell, Beyoncé ou A$AP Rocky.

« Remember Me »
Jusqu’au 18 janvier 2027
Collection Pinault – Bourse de Commerce

La Collection Pinault célèbre le bicentenaire de l’invention de la photographie en grande pompe, avec plus de 700 œuvres reflétant l’histoire du médium. Les salles circulaires de la Bourse de Commerce ne proposent pas une visite chronologique, mais un grand dialogue en mosaïque, une traversée des époques au cours de laquelle Zanele Muholi et Wolfgang Tillmans tutoient Julia Margaret Cameron et Alfred Stieglitz, parmi bien d’autres. L’artiste étasunienne Barbara Kruger habitera la rotonde avec son œuvre iconique, Remember Me. N’est-ce pas, finalement, le seul souhait de tou·te·s les photographié·e·s, qu’on se souvienne d’eux·elles ?

« Céleste Richard-Zimmerman. Toutes les colonnes n’ont pas un cœur de pierre »
Du 21 octobre au 10 janvier 2027
«
Toi et ta bande », exposition collective
« Valérie John. I telman nwè ki i blé (Si noir que cela en devient bleu) »
«
Ali Cherri. TODAY IS OK »
«
Sonia Gomes. Cœur sauvage »
«
Rose Lowder. La source de la Loire et autres films »
«
Paul Kodjo. Photoromance »
Du 21 octobre au 14 février 2027
Palais de Tokyo

Les sept expositions de la saison du Palais de Tokyo, proposées sous le nom de « Tous les feux les fleurs », s’articulent autour de la notion de territoire. « Toi et ta bande » rend visible les pratiques et les lieux artistiques situés en milieu rural en France. Valérie John et Sonia Gomes placent l’artisanat au cœur de leur pratique, étroitement liée à leur territoire d’origine et de travail : la Martinique et le Sénégal pour la première, le Brésil pour la seconde. La franco-péruvienne Rose Lowder présente ses explorations autour des détails de la nature, qu’elle réalise en photographies 16 mm depuis plus d’un demi-siècle. Le Libanais Ali Cherri aborde de son côté la question du territoire comme une étendue symbolique, mais aussi politique, régie par une autorité. En partenariat avec les rencontres d’Arles, une exposition du photographe ivoirien Paul Kodjo, ainsi que les sculptures de Céleste Richard-Zimmerman complèteront cette foisonnante saison.

« Penn & Fashion »
Jusqu’au 17 janvier 2027
« Nanténé Traoré - pays des merveilles »
Jusqu’au 29 novembre 2027
Maison européenne de la photographie

C’est Irving Penn qui occupera les galeries de la Maison européenne de la photographie (MEP) jusqu’à l’hiver prochain. Le photographe étasunien est un auteur fondateur de l’institution – qui célèbre ses 30 ans –, et la plupart des œuvres présentées dans l’exposition sont issues des collections propres de la Maison. Nanténé Traoré, né en 1993, présente sa toute première exposition monographique muséale. « pays des merveilles » nous embarque sur la côte bretonne, lieu clé de l’enfance du photographe et point de départ de souvenirs traumatiques. L’artiste s’éloigne ici un peu des images très vivantes et sensorielles qui ont fait sa notoriété, pour proposer un récit plus suspendu, vaporeux, intime, une méditation mémorielle.

Légendes et crédits

Art Basel se déroule du 23 au 25 octobre 2026 au Grand Palais. Achetez vos billets ici.

Juliette Amoros est Associate Editor chez Art Basel.

Légende de l'image d'en-tête : Rafael Pavarotti, Akuol Deng et Naomi Apajok pour Balmain par Olivier Rousteing, automne-hiver 2023 (recadré). © Rafael Pavarotti